Vendredi 24 juin 2011
5
24
/06
/Juin
/2011
02:14
Les pierres sont éternelles, contrairement aux hommes et aux bois...et cette croix qui va siéger sur la tombe d'un ami a plus à craindre des voleurs que de l'érosion. Ici, la nature utilise les
couleurs pour coder les émotions et il faut caresser la matière sans la brûler pour que la lumière donne sa valeur...De la douceur pour épanouir la roche...
Le monde serait-il sorti d'une fleur?...une source féconde qui produisit des ruisseaux...
Le dernier message; un texto sur pierre signé "la marquisienne qui pense à toi"
Le bonheur est souvent dans l'anticipation...car...c'est un savon humide et glissant qui occupera la place...du plaisir "épidermique"...
Par OCEANIEN
-
Publié dans : Le discours des Tikis
0
Jeudi 16 juin 2011
4
16
/06
/Juin
/2011
08:25
Un être cher nous a quitté; il était artiste, aimait la vie et les gens.
Souvent, il a plaisanté en défiant le destin, promettant de revenir frapper aux volets "vous entendrez mon message et il vous confirmera l'existence d'une suite...", mais depuis trois semaines le
silence nous intrigue...
Les balades nocturnes dans l'étrange ont-elles retardé sa mission; ou alors...c'est si bien là-bas que l'on en oublie les petites promesses...
Mais son humour et sa présence nous manquent; il reste des oeuvres porteuses d'émotions, des objets qu'il a laissés le long de son chemin, figés dans l'histoire, et des paroles que la
mémoire joue comme des symphonies ...
Les marquisiens savent tous que le voyage continue "après" ; ceux qui sont partis reviennent toujours converser avec les émotions de leurs suivants...
Au revoir l'artiste...on pense à toi...
Par OCEANIEN
-
Publié dans : Le discours des Tikis
1
Jeudi 9 juin 2011
4
09
/06
/Juin
/2011
04:22
;;;
"gémir n'est pas de mise"...c'est par cette règle que termine la chanson de Brel, mais savait-il à quel point, les marquisiens en feraient un hymne...
La société tribale des anciens vénérait la force, le courage et même la cruauté..."on ne marchait pas sur l'ombre d'un chef, sans risquer la mort"; les faibles n'étaient pas protégés , un de mes
amis, descendant de "taipi" (les terribles ...), me disait:"on martyrisait les faibles pour les habituer à leur sort...le sacrifice puis le four!"
Les valeureux guerriers ennemis étaient décapités et leurs restes jetés dans un trou profond pour que leurs proches ne viennent pas les récupérer...(ils étaient porteurs de la magie, "le mana" et
on les redoutait même après la mort)
Le sculpteur a choisi de tourner vers l'arrière la tête de son décapité; valeureux, fort et courageux mais tout de même "vaincu"!
Les bien-pensants de notre société moderne doivent frémir d'horreur et se rassurer en opposant que "c'est du passé"; pourtant, les informations nous annoncent régulièrement des massacres qui
donnent une image bien détestable des tyrans actuels et de l'insouciance des aveugles et des sourds qui ignorent (ou font semblant d'ignorer...) que les hommes ne sont pas toujours
respectables...
Par OCEANIEN
-
Publié dans : Sculpture
0
Lundi 6 juin 2011
1
06
/06
/Juin
/2011
09:37
On trouve souvent, pendus dans un arbre ou perché sur un toit, les restes de la dernière victime
Les chèvres vivent en liberté et affectionnent particulièrement les falaises
Les femmes aiment la pêche
Le balai marquisien est alors délaissé pour les émotions moins ménagères...
Les oeufs d'oursins seront vendus pour payer les produits de première nécessité
Par OCEANIEN
-
Publié dans : Les vallées aux Marquises
0
Mardi 3 mai 2011
2
03
/05
/Mai
/2011
12:59
Cette représentation très connue, réalisée par Radiguet, le graphiste de l'armée française, montre une rencontre entre Temoana (au centre), Pakoko(à gauche les yeux barrés par un mata
epo) et l'armée française qui était basée à Taiohae.
Temoana, au centre avait manipulé la situation pour que les relations deviennent difficiles entre son rival marquisien et l'armée.
Et comme les gradés de l'armée n'étaient pas de "fins psychologues" et que les jalousies entre marquisiens leur échappaient..., la situation dégénéra et finit par la mort de Pakoko, fusillé sans
réel procès... après avoir lui-même fait tuer, par ses hommes, plusieurs soldats...
Temoana et sa femme, la cheffesse Vaekehu, devinrent des "missionnaires" du Christ...et poussèrent les marquisiens à abandonner leurs croyances traditionnelles ...plus par intérêt que par
conviction...
Il existe de nombreuses versions de cet épisode...dont la crédibilité est toujours douteuse...politique oblige!
Mais...Jeanne D'Arc a-t-elle vraiment entendu la voix de Merlin l'Enchanteur lui demander de sauver la France?
Les héros sont toujours des fabrications grotesques au service des politiques...des hommes courageux et injustement détruits ...ou des femmes vierges (mais pourquoi donc!!!) brûlées ou
lapidées...
Par OCEANIEN
-
Publié dans : Chefs aux Marquises
1