Partager l'article ! Cannibalisme aux Marquises: Beaucoup de spécialistes, de voyageurs, d'anthropologues ont écrit sur le cannibalisme aux marquises. Il ...
pour les voyageurs, les curieux, les gens qui aiment sourire et mes amis Marquisiens qui sont loin de leur archipel
Beaucoup de spécialistes, de voyageurs, d'anthropologues ont écrit sur le cannibalisme aux marquises.
Il n'est pas question de rédiger une nouvelle étude qui sera fatalement moins bonne que le travail réalisé par des professionnels.
Cependant, ayant souvent l'occasion de discuter avec les marquisiens qui sont des gens timides mais très ouverts, je me suis fait une idée de la vision qu'ils ont de leur propre histoire.
Rangée de tikis devant un meae à Taipivai, où avaient lieu des sacrifices
Le cannibalisme est un sujet qui loin de les rendre méfiants, leur donne l'occasion de parler de leurs ancêtres comme de grands guerriers n'ayant pas eu peur de la mort. Un des traits de caractère des marquisiens, c'est le fatalisme face à la mort.
(Brel dit d'ailleurs : « ils regardent la mort comme on regarde un fruit »).
J'ai donc eu la chance d'entendre des propos qui témoignaient de ce que la tradition orale avait transmis dans les familles.
Un de mes amis, me montrait des falaises au fond d'une vallée, à Nuku Hiva. Il m’indiquait : « c'est par là que mes ancêtres descendaient pour attaquer le village et faire des prisonniers qu’ils ramenaient et qui servaient de "kaïkaï ". La vallée dont il est issu, est réputée pour avoir été un des hauts lieux du cannibalisme.
Paeke, un site bien conservé à Taipivai; les sacrifiés étaient offerts au tiki central du pae pae
L'arrivée de l'église, stoppa ses chasses organisées qui faisaient partie de la culture locale. Cependant, le cannibalisme, la consommation des « longs cochons » ne disparut pas complètement..
Les derniers témoignages parlent des années 1900-1910.
Mais les raisons du cannibalisme changèrent: avant on mangeait l'autre pour prendre sa force et sa magie; maintenant, il restait des comportements sauvages ...
Une personne âgée d'une des vallées m'a raconté ce que son grand-père lui expiquait: « les victimes étaient des enfants le plus souvent, des enfants volés dans le voisinage… ».
Actuellement, dans les sites anciens, on trouve encore les pierres sur lesquelles étaient exécutées les victimes.
Pierre dans laquelle était placée la tête du "sacrifié"