Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
pour les voyageurs, les curieux, les gens qui aiment sourire et mes amis Marquisiens qui sont loin de leur archipel
Voici un "tohere"; instrument à percussion utilisé pour la danse. Il dégage un son sec et permet des rythmes endiablés...Celui-ci vient d'être fabriqué par un sculpteur de Nuku Hiva; quinze jours de travail pour réaliser cet objet magnifique.
Tout commence par le choix et le traitement de la matière première; ici, c'est de l'os de boeuf sauvage. Les anciens utilisaient les os humains car ils pensaient qu'ils étaient chargés de pouvoirs.
Actuellement, on ne les sculpte plus...bien que..,....une amie du blog à qui le chirurgien a enlevé un morceau d'humérus...ayant récupéré l'excroissance a demandé à un sculpteur "ce qu'il pouvait en faire!" ...(histoire vraie!)
La technique du séchage en plein air donne des os plus solides mais moins blancs; réduits en particules puis sculptés, ils finissent au cou des dames et des guerriers...Leur vie de blancheur dure "un certain temps"...car la sueur de la peau les jaunit rapidement bien que certains créateurs connaissent et utilisent les "trucs" qui prolongent la virginité...
La noix de coco sert d'appui pour sculpter
Le graveur utilise toujours la gouge; travail dangereux pour les nerveux...
Et puis, dans la brousse, les tailleurs attaquent les rochers; c'est dur, long et bruyant ...
L'île de Ua Pou a perdu ses tikis et les créateurs tentent de reconstituer un cadre culturel
Ils ne ménagent pas leur peine et comme nos hommes politiques...n'oublient pas de consacrer de longs moments à la réflexion...mais eux, ...ils obtiennent des résultats!
Le destin est dans l'ombre du passager, prêt à bondir pour lui signifier "la fin de la récréation"
Les joies et les peines qu'il sème le long du chemin ne sont que les caprices du hasard...
Les anciens marquisiens représentaient le corps décapité ; quatre membres entortillés avec des airs de svastika
Un mois de travail pour que l'enfant du sculpteur naisse; un magnifique umete finement gravé à l'ancienne
Ce tiki, écrasé par les pieds du saint (image fréquente dans les églises) nous montre que la religion a été un redoutable outil de la colonisation. On écrasait les croyances, les coutumes et la culture du passé.
Il est d'ailleurs surprenant de voir certains politiques...utiliser la religion dans leurs campagnes électorales, alors qu'ils prônent un retour aux sources "maohi" ...!!
Mauvaise foi?...Imbécilité?
Rendons- lui la place qu'il mérite aux Marquises...en haut...
Un tableau gravé que le sculpteur nous présente: la construction de la cabane marquisienne par le Dieu Oatea
Que pensent les Marquisiens de leurs terribles ancêtres qui vivaient, il y a peu (deux ou trois siècles) dans les magnifiques vallées de Nuku Hiva, Ua Pou ou Hiva Oa (sans oublier les petites îles).
Ce sont les sculpteurs actuels qui représentent la fierté d'avoir dans leur histoire des profils qui inspiraient la crainte et la force.
Les nombreux tatouages, aux airs menaçants, confirment ce respect des "tupuna", alors que les comportements actuels montrent de la douceur et de la gentillesse.
La danse, le Haka, permet de jouer avec les souvenirs et même de fouiller plus loin dans le jeu de "l'hypnose cruelle".
Le danseur et le sculpteur, font cohabiter leurs convictions religieuses chrétiennes avec leur admiration pour les "représentations d'autrefois"
"Dieu est amour mais Gloire à Tanaoa!"
La pudeur des Marquisiens actuels (on se baigne très couvert...) s'oppose aux représentations glorifiées du sexe
Mais on trouve aussi des créateurs qui incarnent la "mère nature" génitrice du peuple des îles
"N'oublions pas de rêver..." alors que la réalité est une prison dans laquelle on oublie que le temps nous est compté...